Patrice Delaveau : « Fier d’ouvrir ces Jeux »
Sans faute dans la première épreuve en deux phases avec Quenndal de Lojou*HDC, Patrice Delaveau partage ses premières impressions. Le Normand, annoncé parmi les favoris pour représenter la France cet été, ne tarit pas d’éloges.
Quelles sont vos premières impressions, alors que vous venez de signer un beau parcours qui vous vaut la sixième place de la première épreuve ?
Je suis très agréablement surpris. Je dois avouer que même si je vis à 50 km de Caen, jamais je n’avais mis les pieds dans ce stade, même pour un match de football. Ce matin, à mon arrivée, lorsque j’ai passé le tunnel à pied pour arriver sur la piste principale, j’ai trouvé l’arène absolument magnifique. Même si elle n’est pas encore habillée aujourd’hui, tout ressort déjà très bien. L’ambiance dans ce stade est très bonne, il faut sans doute s’attendre à un réel chaudron, avec une résonance très forte. Il y avait de nombreux enfants aujourd’hui dans les tribunes, avec forcément des timbres de voix très porteurs : lorsque le stade sera plein, ce sera sans doute très exaltant.
Un Normand qui monte chez lui pour un tel événement, c’est un sentiment unique dans une carrière ?
C'est évidemment une grande fierté que d'ouvrir ces Jeux, ici, en Normandie, chez moi. Je me suis engagé sur le tard, je pensais dans un premier temps venir en simple spectateur, puis je me suis dit que ce serait tout de même super de partager mes impressions avec mes éventuels coéquipiers et de sauter devant les premiers spectateurs. Du coup, j'ai sorti le grand jeu et j’ai même décidé de porter la veste de l'équipe de France (rires). Dès la fin de ces tests, je débrieferai avec mes camarades et les avertirai qu’ils peuvent vraiment s’attendre à un endroit formidable. Les boxes sont confortables, les chevaux seront bien logés, ce qui est essentiel, les carrières sont spacieuses : pour l’instant, je dois reconnaître un parcours sans faute pour l’organisation.
Dans cette première épreuve, on observe quelques refus : la faute à cette impression de chaudron ?
Ces refus sont tout à fait normaux. Les fédérations étrangères ont envoyé ici quelques cavaliers et chevaux jeunes et inexpérimentés. Un tel lieu ne peut que surprendre ! Le contraste entre le paddock, très calme, et le stade, bouillonnant, peut en déstabiliser quelques-uns. Sur les Jeux, lors des premières épreuves, il y aura donc également quelques refus par ces délégations, moins habituées aux grands concours. Ce ne sera sans doute pas le cas des chevaux de l’équipe de France, qui connaissent bien cette ambiance qu’ils ont déjà testée à La Baule ou à Herning, par exemple.
Ornella est présente sur ces épreuves tests : comment se porte-t-elle ?
Je crois qu'elle revient bien : c’est en tout cas l’impression qu’elle a laissée à La Baule et Saint-Tropez. En revanche, évidemment, si j'ai la chance d'être sélectionné en équipe de France, elle ne m'accompagnera pas à Caen et sera remplacée par Orient Express. Orient est très en forme, il l’a encore démontré à Rotterdam où il remporte le Grand Prix. Dans dix jours, je l’engagerai sur une petite épreuve, puis sur le Grand Prix du Paris Eiffel Jumping, puis nous irons à Gijon, et Caen, si l’on veut bien de nous (sourire).
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